jeudi 13 mars 2014

laché dans la nature.

Mon fils, mon grand, mon number Ouane va bientôt avoir 11 ans. Il faut que je me fasse à l'idée que c'est (quasi) un grand. Chez nous, c'est encore les vacances et j'avais donc inscrit mes deux garçons en stage sportif au vu de l'énergie débordante qui les anime. Seulement voilà, c'est tous les après-midis, à la même heure mais pas au même endroit. Le temps que j'amène les deux, il était presque temps d'aller chercher l'un sans que la petite ai pu faire la sieste...mauvais plan pour moi. Puis mon grand m'a dit mais Maman je prends le bus, mon copain lui le fait. Le père de renchérir que c'était une bonne idée et moi de sentir mon petit coeur se ratatiner sous l'angoisse (au choix) d'un enlèvement d'enfant, de ne pas descendre au bon arrêt ou encore d'aller se perdre dans la nature...(tout sur le même plan évidemment...). Bon faut avouer que ça m'arrangeait quand même, niveau taxi. J'ai équipé mon number ouane d'un téléphone portable (il était ravi !!!) (fuck mes principes...). Faut ajouter aussi que par chance, c'est la même ligne de bus qui traverse la ville de chez nous jusqu'à son stage de tennis. Je l'ai accompagné en bus la première fois, le laissant faire comme si je n'étais pas là...faut avouer qu'il s'est débrouillé comme un chef. Il avait ordre de m’appeler pour me dire qu'il était bien arrivé ou bien reparti...Ce mignon m'a même appelé pour me dire, je suis à un arrêt de mon arrêt, tout va bien. Faut dire aussi que presque j'aurais soudoyé tous les chauffeurs de la ligne pour qu'il me surveille mon fils (MON FILS !, mode mère juive on.) Du coup je gagne du temps, je peux mettre la petite à la sieste et avoir du temps pour jouer à candy crush corriger mes copies (15 paquets !!! Quelle folle je suis !).
La morale de l'histoire, c'est que malgré mes angoisses, je suis pas peu fière de mon number Ouane...Oui, oui, je sais, il y en a qui se débrouille tout seul bien avant 11 ans...mais c'est parce qu' ils n'habitent pas dans une ville peuplée de mangeur d'enfants  ; )

vendredi 7 mars 2014

candy cruche m'a tuer...

Et voilà, je ne blogue plus...La vie maritale, trois enfants, un boulot, le foyer, un amant....que nenni ! des bonbons qui s'alignent, du chocolat qui vous envahit à vous en dégouter et voilà que le maigre temps libre qui me restait s'est englué dans les sucreries...Alors aujourd'hui, je suis forte ! même si j'ai un deuxième onglet ouvert sur CCS, je blogue d'abord !
Rien de neuf depuis mon dernier billet. Mon moral est reviendu ; ) en même temps que ce magnifique soleil. Je suis en vacances et j'ai réussi à caser tout mes enfants sans que cela ne me culpabilise. MMM et moi, nous nous sommes octroyés 24 heures en solo (ne riez pas, c'est énorme !). On est allés au cinéma, ça faisait tellement longtemps que nous ne nous rappelions plus quel était le dernier film vu...Et puis, on s'est offert le restau, un bon restau une étoile (sachant qu'on ne roule pas sur l'or) pour le plaisir d'être tous les deux et pour le plaisir des papilles. Toute cette journée fut une journée de plaisir et le plaisir, ça donne aussi la pêche !
Voilà, je vais essayer de m'y remettre plus régulièrement. Je cherche encore mes marques entre réalité et fiction. Je me dis qu'il faut que ça soit un plaisir et un exercice, une routine comme je fais mon sport.
En tous cas je suis contente d'être là.
Bises de printemps dear absent reader...(signed by an absent writer)

lundi 27 janvier 2014

Black Monday

La mort rode à nouveau, emportant la sœur d'une amie. Sœur qui avait mon âge et des enfants de l'âge des miens...J'ai ce goût de cendre dans la bouche qui me coupe l’appétit. Je voudrais tellement que ce genre de chose n'arrive jamais. Stupide que je suis, moi qui voudrais vivre dans un monde où les enfants ne perdent pas leur papa et leur mamans, où les parents ne perdraient pas leurs enfants, ne les tueraient pas, ne les violenteraient pas...Un monde où l'enfance serait un milieu protégé pour nous rendre adulte plus fort et plus doux. Je suis là, je tourne en rond, j'écris ces mots que je n'aime pas. J'ai serré mes enfants dix fois plus fort mais je n'avais pas besoin de ça pour avoir peur de les perdre à chaque instant. Et mon MMM chéri qui me dit que la vie reste la plus forte malgré tout. Qu'il y a plein de moments où elle ne bascule pas...
Et puis il y a des choses dérisoires mais pénibles...mon poste risque de sauter et par là même de m'envoyer balader dans d'autres établissements plus loin, moins bien...C'est rien, c'est juste chiant...En même temps, je ne sais pas comment sera mon avenir et ce ne sera pas de mon fait. Ça arrive un an trop tôt (j'ai pas encore passé le concours de direction) ou un an trop tard (ma petite va avoir trois ans, je n'ai plus droit au congé parental), bref c'est pas le moment...ou peut-être que si...parfois dans la vie, je crois que certaines choses arrivent parce qu'elles doivent arriver. C'est terrible de dire ça alors que mon début d'article commence par des choses insoutenables. Mais bon, allez, je vous laisse sur cet article un peu brouillon, un peu perdu...
I want to find my serenity again.
Good night.

lundi 20 janvier 2014

Chroniques d'en dessous (n°3?)

Toujours sous le lit de mon grand petit number tou, qui par rapport à l'année dernière a fait de gros progrès. On souffle un peu. J'ai peur quand j'écris ça que ça me porte la poisse...Number tri prend la relève mais de manière plus normale, c'est le terrible two ! (c'est comme ça que ça s'appelle chez nos amis les Englishes et je trouve que ça porte bien son nom...) mais je ne sais pas si c'est mon grand âge, je gère mieux qu'avec mes deux premiers (ou parce qu'elle a bon caractère finalement...). Ce qui m'espatarate [et je ne sais pas différencier l'inné de l'acquis), c'est de voir que ces enfants que nous aimons, dont nous nous occupons, restent des êtres si sensibles, si à fleur de peau, comme je pouvais l'être tant petite (et encore aujourd'hui...), alors que j'aurais voulu leur éviter cela...
Sinon, grâce à mon séjours à Balmoral, j'ai pris une décision. Cela faisait longtemps qu'elle murissait en moi mais je ne m'en sentais pas la capacité et puis là depuis la semaine dernière, c'est limpide comme de l'eau de roche: je vais changer de métier ! Oh, je n'irais pas bien loin, je resterais dans l'éducation mais je vais passer le concours de direction d'établissement. C'est pas dit que je l'ai mais je suis assez motivée et j'ai eu mon CAPES d'anglais du premier coup...alors je veux y croire et je vais m'en donner les moyens. C'est drôle comme cette décision s'est imposée à moi aussi facilement. Bien sur, j'en ai beaucoup parlé avec MMM car je vais être beaucoup moins disponible pour les enfants et la gestion de la maison mais il est à 100% avec moi, près à m'épauler et me suivre. Bon ça c'est cool ! Du coup, mon moral est remonté. Faut dire aussi que dans le week-end, j'ai vu ma douce amie d'amour et même si nous n'étions pas seules, c'est toujours bon de la revoir. Alors voilà, j'ai de nouveau la gnaque et pour la conserver, je m'en vais-z-au lit (surtout que là haut ça ronfle !)

mercredi 15 janvier 2014

Balmoral

Balmoral, c'est le jeu de mot de mon chéri quand je lui dis que je n'ai pas le moral (=balmoral). Il me rétorque que je suis sa reine quoiqu'il advienne...Pour me remonter le moral (qui après avoir été au beau fixe pendant plusieurs semaines, à décider de se casser...), j'écoute en boucle la reprise de Lily Allen, "somewhere only we know". J'ai aussi passé deux heures à jouer à la dinette avec ma fille. Ah ça c'est sur que servir le thé à Robocar poli et manger des toasts en plastocs et bien on pense à rien. Puis j'ai briqué ma maison pendant sa sieste, puis repassé, puis fait les devoirs avec les grands. Bon je me suis quand même octroyé un moment candycrush. Voilà un mercredi si banal, un mercredi comme tant d'autres mamans en vivent, un mercredi qui me pèse parfois et pourtant je n'échangerais ma place pour rien au monde. Un mercredi rassurant, ronronnant. Un mercredi dont je voudrais l'existence éternelle. Ça voudrait dire que mes enfants resteraient petits, que rien de grave ne leur serait arrivé, que MMM et moi serions toujours ensemble et amoureux.
Voilà premier post de 2014 et je ne l'aime pas vraiment ce post. Je suis à Balmoral et j'ai peur de cette année 2014 à venir...

lundi 30 décembre 2013

En 2013

Je suis pas trop rétrospective en général. J'aime plutôt tirer des plans sur la comète mais quand même 2013 fut surprenante et riche en émotions.
En 2013, mon bébé a eu 2 ans et a enlevé ses couches.
En 2013, nous avons fêté les 10 ans de mon grand à Londres et en avion (qu'il a piloté !!!)
En 2013, j'ai découvert que mon mari n'était pas que ce mec gentil, drôle et amoureux que j'avais épousé il y a 13 ans.
En 2013, je ne me serais jamais cru capable de lui rendre la pareille et pourtant ce fut bon.
En 2013, j'ai décidé que oui mon mari était ce mec drôle, gentil et amoureux, no matter what et que c'était avec lui que je voulais vraiment vieillir.
En 2013, j'ai perdu 10 kilos (et je ne compte pas m'arrêter là)
En 2013, nous avons passé un week-end en amoureux à Cadaques.
En 2013, nous sommes montés de nuit sur la dune du Pyla en plein hiver, c'était sensé être romantique mais en vrai j'avais peur du noir, des bêtes sauvages ou des serial killer voire les trois en même temps.
En 2013, Mamie est morte, reveillant d'autres douleurs.
En 2013, nous avons toujours mal à nos disparus.
En 2013, Number two est toujours à la fois génial et insupportable (mais il semble faire des progrès).
En 2013, je suis devenue blonde.
En 2013, j'aime mes élèves (il parait qu'il faut pas, qu'il faut juste être pédagogue)
Et voilà 13 rétrospectives sorties au hasard de ma pensée...
Que me réserve 2014, que vous réserve 2014 ?
En tous cas, je vous souhaite une année pleine de gaieté, de joie, de douceurs, d'amour, d'amitié, de repas en amoureux , de repas entre amis, de repas en famille, de balade au grand air, de bisous câlin et de cœur d'amor (copyright Hello Kitty).
So long, dear reader.

jeudi 19 décembre 2013

Le jardinier

Il passe et repasse devant ma salle de classe dont les fenêtres donnent sur la nature environnante. Il m'écrit des mots en anglais sur mon tableau et y fait parfois des dessins d'oiseau...Quand on se croise dans la réalité des couloirs, on échange juste un bonjour poli mais quand il m'écrit, il se livre un peu plus. Il semble avoir un caractère sauvage et bien trempé. Les matins où il remplace mon homme de ménage (oui j'ai un homme de ménage pour ma salle de classe), ma classe est super propre, aérée, les volets levés. C'est un plaisir d'arriver là et de se sentir accueilli...
Aujourd'hui, il m'a dit que j'étais jolie...Il est bel homme aussi...
Aujourd'hui Alfred l'autre andouille m'a écris un texto car il avait envie de me revoir.
Aujourd'hui j'ai souri en me regardant dans la glace.
Aujourd'hui,une élève m'a offert des boucles d'oreilles qu'elle a faites elle-même.
Aujourd'hui un parent d'élève m'a dit que son enfant était super content de m'avoir en anglais.
Aujourd'hui, je suis rentrée tard et ma fille m'a sauté dans les bras et m'a fait un gros câlin fort fort fort.
Aujourd'hui mon petit sauvage a demande un bisou.
Aujourd'hui mon grand d'amour a posé sa tête sur mon épaule à table.
Et ce soir je file me lover dans les bras de mon MMM, autant d'amour ça m'épuise ! ; )