jeudi 11 juillet 2013

un constat à l'amiable...très amiable.

Mercredi dernier (en 8 ) je suis allée dire au revoir à mes 3ièmes une dernière fois. Rendez-vous au Macdo du coin. On mange ensemble, c'était cool. Je ne suis plus leur prof, ils n'osent pas cependant me regarder autrement...et moi je les vois déjà parler du lycée, de leur prochaine classe, je les ai vu avoir déjà un peu vieillis...L'émotion d'une page qui se tourne, mon fils ainé dans la voiture avec qui je discute et paf au lieu de freiner, j’accélère dans l'arrière d'une voiture qui elle était bien sagement arrêtée au stop de la sortie du parking...100% en tort. Aïe ça fait mal...Malus, bonus, le gars qui sort de la voiture était désolé pour moi et pas du tout énervé. Ni lui, ni moi n'avions de constat donc nous nous donnons rendez-vous le lendemain....Je ne lui ai pas vraiment prêté attention, toute contrite que j'étais de mon manque d'inattention...
Le lendemain, rendez-vous fut pris à l'heure du café à un autre Macdo a mi-chemin de nos 2 boulots. Il me textote qu'il a 10 minutes de retard, je répond que pas de souci, je bois un café et que j'ai le temps.
Puis il arrive, bien baraqué, plus mignon que dans mon souvenir et toujours aussi doux et gentil.
Nous faisons le constat, discutons de nos boulots, femme, mari et enfants. Il m'offre un autre café puis il est temps de se dire au revoir. Au revoir donc.
Je n'ai pas fait 100 mètre en voiture que mon téléphone bipe...(attention rien de ce qui suit ne fut modifié.)
"au plaisir"
"de même" que je lui réponds.
"a bientôt"
"attention au sms au volant !" que je lui dis.
"lol" (bon lol ça me casse un peu le truc...).
puis je m'en vais voir une copine, je ne textote plus. Bip, bip
"plus de sms au volant alors ?"
"Je ne conduis plus ouf"
"Un dernier truc, je vous trouve charmante, c'est déplacé peut-être..."
"Je ne sais pas si c'est déplacé mais ça fait toujours plaisir à entendre."
"Nous pourrions reprendre un café ensemble..."
"maybe"
"maybe soon ?"
"Je ne sais pas" (Je ne sais vraiment pas en plus, je l'ai parfois encore un peu mauvaise après les frasques de mon mari et je m'étais dis que peut-être de le tromper ça nous remettrait à égalité [je sais c'est nul])
"Pourquoi pas"
"parce qu'il y a des situations plaisantes et puis il y a la réalité de nos vies..."
"pourquoi ne pas essayer..."
Et je n'ai plus répondu....et il n'a pas insisté. J'ai envoyé mon constat à l'assurance. J'ai reçu un numéro de dossier. Affaire classée.

lundi 1 juillet 2013

l'odeur du tilleul...

et la promesse de l'été qui commence enfin. J'ai hésité entre le mot "parfum" et le mot "odeur". Je trouvais que parfum ça faisait un peu plus composé alors que l'odeur, c'est celle de la nature et pourtant on parle bien du parfum des roses...Bon n'importe quoi, mon entrée en matière est pot pourrie. Juste pour dire que depuis que le soleil est revenu, les tilleuls des parcs alentours exhalent à qui mieux mieux leur suave parfum/odeur qui me rend folle. Je voudrais tellement garder cette odeur là dans une bougie, dans un parfum, dans un flacon mais je n'ai jamais retrouvé cette odeur là qui va avec les soirées douces et rallongées, les apéros avec les copains, la promesse des vacances à venir. Je ne préfère rien que ce moment là, les cours sont finis. Je vais au travail pour faire de l'administratif, on prépare la rentrée sans trop y croire (alors qu'en un clin d’œil on y sera...) et devant moi, il y a juillet et août qui me tendent les bras, la plage chez mamie, l'odeur du foin chez mes parents, les repas à l'extérieur, les nuits à la belle étoile pour voir le plus d'étoiles filantes et faire des vœux, les férias des villes du sud où chaque année on retrouve les mêmes copains avec qui on a toujours 20 ans. Prendre le temps de vivre, le temps de paresser en pyjama, de jouer à des jeux de sociétés avec les garçons, le temps d'apprécier mon café dans la fraîcheur du matin avant que la chaleur ne monte. Ce temps est un luxe, merci mon métier. Je n'ai pas l'argent qui va avec mais j'ai la famille et les amis et ça vaut tout l'or du monde.

samedi 29 juin 2013

Ne nous oubliez pas...

Le mois de juin est un mois éminemment social ! Cela fait trois semaines que mes vendredi soirs ET mes samedi soirs sont pris par des fêtes et des sorties diverses et variées. Ce soir rebelote mais comme c'était l'ultième, nous avons moins bu et comme c'était dehors nous sommes rentrées pas trop tard!(car c'est novembre, ne l'oublions pas) Ce qui me permet de me poser devant mon ordi ce soir...
"Ne nous oubliez pas" c'est ce que beaucoup d'élèves ont écrit sur mon tableau blanc, accompagnés de "on vous aime", "merci" et autres "happy holidays". C'est aussi la dernière photo de l'album qui m'a été offert par mes 3ièmes (accompagné d'un énorme bouquet de fleur, le plus gros que je n'ai jamais eu de toute ma vie). C'est écrit en lettre rouge sur la photo elle-même, "ne nous oubliez pas". Hélas mes chers petits, je vais vous oubliez un peu. Chaque année son lot de nouveau efface les prénoms précédents et ma mémoire n'est pas un puit sans fond. Peu être je vous oublierais un peu moins quand même car je vous ai aimé vraiment, chacun d'entre vous, peut-être un peu plus fort que les autres car vous étiez sous ma responsabilité pendant une semaine, car vous m'avez fait confiance tout au long de l'année, parce que vous étiez vraiment gentils, drôles, généreux, spontanés, intéressants, sensibles. Je l'ai déjà rangé cet album, peut-être pour ne pas pleurer. (Je ne m'y autorise plus) et puis j'ai juste fait mon boulot mais grâce à vous je l'ai enfin apprécié mon boulot ! Dans une semaine, c'est les vacances ! Privilégiée que je suis ! Je vais juste m'écrouler de sommeil. Surtout que ma petite est malade et est un bébé koala brûlant qui s'accroche à sa mère, ce qui a achevé de m'achever...alors je m'en vais me coucher et te souhaiter une bonne nuit, lecteur oublié !

dimanche 16 juin 2013

Irish party.

Je me suis défoulée et je vous ai laissé en plan...Heureusement ma pschitt (psy chez nous) m'a pris le lendemain. On a bien débriefé, j'ai pris du recul et j'ai joyeusement replongé dans mon tourbillon. Le soleil est de la partie alors ça aide. Mercredi soir mafillemonamour ne voulait pas se coucher et moi j'avais encore envie de la câliner, de la sniffer, de me la kiffer. Alors je me suis mise sur la terrasse avec elle sur la balancelle. Elle a pris son père par la main, l'a assis à côté de moi puis a fait son trou au milieu. Elle a dit "papa, maman, ah on est bien !". Ce "ah on est bien" nous a retourné son père et moi. Du haut de ses 2 ans, ce petit bout de fille de même pas 10 kilos qui nous donne une leçon de Carpe Diem, enjoy the moment. Et le moment était doux et bien, elle avait raison.
Puis vendredi soir, une amie chère qui m'annonce sa grossesse et qui débarque d'Irlande avec son Irlandais de chéri. Une soirée géniale (on avait réussi à caser tous les gosses!), de couple, de fête. Son chéri est un mec génial et ça fait du bien de voir le bonheur dans les yeux d'une amie. Puis samedi soir la fête du quartier, tous les amis sont là. On boit, on danse, faut pas se coucher trop tard car on est de vide-grenier dimanche mais c'est si agréable, encore, encore....
Puis vide-grenier aujourd'hui, encore une belle journée avec pleins d'amis qui débarquent à l'improviste; un clafouti aux guignes, un thé à la menthe du jardin, un bol de fraises du jardin...Ce soir, je suis un peu fatiguée quand même mais comme dit ma fille: ah, on est bien !
 

mardi 11 juin 2013

Famille je vous hais !

Encore une fois ce blog me sert de dévidoir/défouloir à émotions... Le week-end dernier, il y avait le mariage de ma cousine. Qui dit mariage, dit réunion de famille. Qui dit réunion de famille, dit (chez nous) prise de tête (et quel dommage !). Ma mère et ma grand-mère (sa mère) sont comme chien et chat. Elles se sentent rejetées l'une par l'autre et il est difficile d'être au milieu, moi la fille et la petite-fille. Et puis tout est figé. Ma mère est une mère en deuil qui a perdu 1 enfant et 4 petit-enfants. Ma grand-mère à 92 ans et toute sa tête (et plutôt un corps en forme aussi malgré des jambes faiblotes). Je connais leur failles et leur douleurs respectives. Lors de ses réunions, ma mère est agressive, maladroite. Personne ne dit rien, puis après on m'appelle car on peut me parler...J'essaye de voir le point de vue de tous le monde. Cela m'épuise. Je viens de remonter le moral à ma grand-mère en larme qui ne comprend pas pourquoi ça ne va pas avec sa fille mais qui lui a envoyé une lettre incendiaire. Je sais que des la lettre arrivée, ma mère m'appellera en me demandant si j'étais au courant et en rageant. Voilà, voilà...Vous faire l'historique serait vraiment trop trop long. Quand en plus on ajoute au milieu de tout ça une maison en indivision qui vaut de l'or (indivision en statu quo jusqu'à la disparition de ma grand-mère), bonjour les dégâts ! Et moi j'en ai juste marre, chacun défend son quant-à-soi, ses outrages, son égo blessé. C'était The big day pour ma cousine, point barre. Enfin, j'en ai pas fini avec tout ça...ah la famille (gros soupir).

lundi 10 juin 2013

"Il venait d'avoir 18 ans,

J'ai mis de l'ordre dans mes cheveux...."
Sauf que mon bel amoureux n'a pas 18 ans mais 15 !!!! Évidemment, c'est à sens unique. Cet enfant n'a que 5 ans de plus que mon propre fils et je pourrais très bien l'avoir eu à 21 ans...mais son amour me touche. Il me surprend tellement, il est passionné comme peuvent être les émois des adolescents, il est tellement irrationnel ! C'est la première fois que cela m'arrive, qu'un élève tombe amoureux de moi, ou du moins, c'est la première fois que je le sais aussi ouvertement. Je me croyais à l'abri de ce genre de situation en collège, moi qui me les materne tant.
Mais voilà, c'est une situation qui est là, qui me bouleverse un peu. Je ne le comprend pas. Il est entouré de si jolies jeunes filles, toutes plus craquantes les unes que les autres et pourquoi a-t-il jeté son dévolu sur moi? Que me trouve-t-il à moi, mère de famille, presque quarantenaire, au régime un jour sur 2 ???...Le fantasme de la prof me direz-vous...Alors forcément que je suis touchée. Il part au lycée l'année prochaine, heureusement, mais il me dit qu'il sera vraiment triste de ne plus jamais me revoir, qu'il voudrait que je fasse encore parti de son quotidien. Bizarrement, moi aussi j'ai envie de continuer à le voir. Il est drôle et attachant. Je lui dis que le lycée sera une formidable aventure et qu'il oubliera sa vieille prof d'anglais. Et moi je me rappellerais de lui un peu plus que les autres, comme d'un jeune homme qui m'a mis plus de baume au cœur qu'il ne le pense...

dimanche 2 juin 2013

back under the bed

Il lui fallait retrouver sa maman et ses chères habitudes à mon number 2. Je suis de retour de voyage scolaire et je n'ai pas eu le temps de dire ouf que 2 petits poussins affamés de maternage m'ont sauté dessus comme si j'étais parti depuis trop longtemps et comme si ils n'avaient pas cru à ma promesse de revenir. Mon fils ainé lui était parti avec moi. Je l'ai vu s'épanouir au fils des jours, avoir un air d'ados à trainer avec mes élèves de 15 ans, lui qui n'en a que 10. Pour une fois, il était le petit frère, il se faisait chouchouter et il ouvrait grand les yeux sur tout ce que ce voyage lui apportait. Et puis de retour dans la famille, il est redevenu un petit garçon, se disputant avec son frère, perdant d'un coup cette maturité rapidement gagnée. Et puis il est un peu triste et moi aussi faut dire et eux aussi. Quand nous avons récupéré les bagages, ils ne voulaient pas nous quitter nous les profs et leurs copains. Ils ont voulu faire une dernière photo de groupe juste avant que le mot fin s'inscrive sur notre chouette aventure. Ils m'ont fait pleurer ces cons. Mes chers petits qui ne sont pas à moi, certains que j'ai eu en 6ième, que je vois aujourd'hui dans leurs premiers amours. Ces enfants qui n'en sont plus, qui m'ont touché par leur gentillesse, leur humour, leur solidarité. Des beaux cadeaux aussi comme cette demoiselle qui n'avait pas souri de l'année tellement sa vie n'est pas rose et qui là souriait et était jolie. Dans trois semaines, ils ne seront plus mes élèves, je leur souhaite une belle vie et ils ont l'air bien parti !