jeudi 14 février 2013

cocue 2.0.

Depuis la mort de mon frère et de ses enfants, je n'avais pas autant pleuré...C'est stupide de dire ça car les choses ne sont pas aussi dramatiques. Et pourtant...Des larmes qui succèdent à une sorte de détachement qui lui même succède à une envie d'être dans ses bras, suivie d'une furieuse envie de le frapper...J'ai augmenté ma dose d'antidépresseur ces 2 jours derniers...pour ne pas pleurer au travail. Les élèves eux ont compris (enfin juste que j'avais une profonde tristesse). Ils ont été mimi tout plein...Number Tou m'a dit "pourquoi tu es triste Maman?" Alors que j'avais aussi réussi à retenir mes larmes devant eux, prétextant une affreuse migraine pour justifier ma mauvaise mine. Hello Kitty n’arrête pas de dire "Papa, Maman, Bisous" et number ouane est à fond dans son club modélisme donc pour une fois je m'inquiète moins pour mon grand sensible...
Après le choc, beaucoup de discussion entre nous. Comme je l'ai déjà dis hier, je l'aime eh bien dans cette épreuve, je sais que je l'aime à la vie à la mort, que l'engagement du mariage a une valeur pour moi, surmonter cette épreuve, pardonner. Ce n'est vraiment pas facile. Je me sens comme une merde sans valeur. Il y a une part de moi qui se dit que je mérite ce qui m'est arrivé, (auto-flagellation mon amour), une autre partie de moi-même qui se dit dégage le, il ne te mérite pas et puis encore et toujours la question des enfants. Je ne me sens pas le droit de leur enlever ce foyer que nous avons. Avec MMM, on a toujours essayé d'être des parents attentifs, disponibles, à l'écoute (je dis bien essayé, j'ai pas dit réussi...).
Bon, mon ordi me signale qu'il n'a plus de batterie. Le petit habitant du dessus s'est endormi alors je vais essayer maintenant d'endormir ma peine...
Bonne nuit fucking Valentin.

mercredi 13 février 2013

de l'infidélité...bordel !

ah je pouvais faire la belle avec mes statistiques de divorce auxquelles j'aurais échappé. Dans ta face les statistiques, j'ai choppé MMM en plein chat avec une autre femme...Je suis une cocue virtuelle. Enfin dit-il... Car maintenant que le mal est fait, je vois le mal partout...J'ai chialé toute la nuit sur mes idéaux, sur lui que je plaçais au dessus de tout ça. Et pourtant, c'est tellement banal, tellement classique. Il ne voulait pas d'un troisième enfant, moi oui. On en discutait, discutait. Il a fini par accepter. Contrairement à N°1&2, je ne suis pas tombé enceinte de suite. Et puis s'est arrivé par surprise alors que je ne m'y attendais plus. Et quand je le lui ai dis, il a eu un mouvement de recul. Je l'ai perdu une première fois ce jour là. Il lui a fallu une dizaine de jours de "retraite" pour se souvenir que c'était finalement un bon gars et qu'il avait quand même dis oui à ce bébé (j'avais pas fais de chantage non plus...). Évidemment aujourd'hui, sa fille il se la kiffe mais ses égarements virtuels ont commencé pendant ma grossesse. Ajoutez à ça une bonne petite crise de la quarantaine, un changement de boulot et voilà comment un mari aimant et gentil se transforme en crapaud libidineux. Et moi dans tous ça, je continue de l'aimer cet andouille mais le mal est fait. Je lui en veux d'avoir pris le risque de me blesser et par dessus tout ce risque de faire exploser notre famille en plein vol. Je me dis que je ne peux le quitter, pas pour lui, ni pour moi mais pour les enfants. Je ne peux pas leur faire CA et pourtant lui l'a fait ! Et moi je devrais accepter pour nos enfants ? Aujourd'hui, je suis une fille paumée. La vie n'était pas toujours facile pour moi mais je tenais le coup. J'essayais de la voir en rose grâce à lui, grâce à mes loupiots...Et il a tout gâché...Comment refaire de notre couple une petite bulle quand la confiance est perdue ???
Ami(e)(s) lecteur ou lectrice aujourd'hui j'ai besoin d'un retour franc et sans complaisance...

lundi 11 février 2013

ma copine Francesca*

est Italienne, ou plus exactement Sicilienne. Elle a une pêche d'enfer et sa fille Clara* est la douce amie de mon tendre number ouane qui a toujours veillé sur elle depuis la maternelle... Francesca a eu 40 ans, le bel âge, la semaine dernière. Alors nous avons fêté ça dignement avec 2 autres copines, samedi soir et c'était bien chouette. Francesca va se séparer du père de ses enfants. Il ne le sait pas encore mais il en est ainsi. Sur les 4 copines, une deuxième aussi prévoit de se séparer...Un couple sur deux divorce en France en ville...Mon autre copine et moi n'avons pas osé échanger un regard qui aurait dit "ouf nous sommes du bon côté de la statistique"...En revanche nous avions sincèrement de la peine pour nos copines et ces familles en future explosion. Francesca est plutôt posée et lucide par rapport à ça. Elle n'a pas d'amertume et pense juste qu'elle s'est trompé en tout premier lieu. Maintenant, il faut assumer vis-à-vis des enfants. Elle a dit une parole très juste, elle se sépare car aussi elle n'a pas envie de donner à sa fille ce modèle de couple là.
Ce restau entre filles était un moment riche en partage et en émotion mais pour finir sur une note plus joyeuse, je vous dirais que nous avons aussi hurlé de rire en écoutant les anecdotes de Francesca. Le rire, le bon, celui que vous ne pouvez pas retenir, celui qui vous fait mal aux joues et aux côtes.
Alors voilà une de ces anecdotes que je dédicace à notre modèle à tous en matière de blog [mode groupie on], j'ai nommé Caroline de penseesderonde.fr . (Au vu d'un bon nombre de ses derniers articles, vous comprendrez la dédicace).
Bon j'ai pas non plus les talents de conteuse de Francesca, ni le kir dans les dents ou les 2 ou 3 verres de cet excellent Fronton qui accompagnait le repas (je m'égare), mais je vais m'appliquer.
Francesca, sicilienne de son état donc a un frère chéri qui s'appelle Massimo. Massimo est moniteur de kayak de mer en Italie. Alors que je lui demandais comment son frère en était venu à faire ce métier, elle nous raconte qu'il a toujours fait du kayak depuis qu'il est jeune et que très tôt, il a fait le tour des îles de la méditerranée. Elle nous raconte qu'il planifiait ses voyages sur une carte et que tous les 3 jours, il appelait son père pour le rassurer. Un beau jour, faisant le tour de la Sardaigne, il appelle son père au check point prévu, la liaison n'est pas bonne, il dit qu'il doit raccrocher car de toute façon il ne se sent pas bien. Pas bien comment ? Le père n'a pas pu le savoir car le téléphone s'est coupé. Un jour, deux jour se passent, pas de nouvelles. Fou d'angoisse, le père appelle les secours, décrit très précisément le kayak jaune et les arrêts prévus de son fils puis prie la santa Madonna. Massimo quant à lui, avait ralenti sa course considérablement étant dans l'obligation de vider ses boyaux régulièrement. BAM, la gastro ! (pour ceux qui suivent les posts précédents...). Occupé à son affaire au milieu des genêts de la côte Sarde, Massimo voit un hélicoptère se rapprocher de plus en plus de son kayak, non loin de ses genêts. Il tenta en vain de se cacher un peu plus mais l'hélico se rapprocha de lui, le co-pilote sorti un haut-parleur: "Nous cherchons Massimo Trapani, êtes-vous Massimo Trapani ? " Massimo qui ne pouvait quitter son affaire fit signe que oui. " Espèce de fils de pute, ton père te cherche depuis trois jours, tu peux pas lui donner des nouvelles, petit enculé" Francesca précise que insultes il y avait...Massimo toujours les fesses à l'air, re-fit signe que oui...Et nous, nous pleurions de rire d'imaginer cette scène digne d'un film. Même encore aujourd'hui face à mes élèves très absorbés dans leur contrôle, j'ai failli rechoper un bon fou rire.
Voilà, je vous laisse sur les plages de Sardaigne, bien moins romantiques aujourd'hui...

vendredi 8 février 2013

La tête dans le guidon.

oh juste un petit mot en passant, my dear reader. I'm just over-naze. Je me lève, j'habille Hello Kitty, je m'habille, je maquille Hello Kitty ma tronche pour être vaguement présentable...Il pleut. Bisous les garçons, bonne journée à l'école (c'est papa qui les amène). Bisous ma chérie chez ta nounou, ne pas penser au petit pincement au coeur quand elle me dit au revoir bien sagement...La route, oh surprise, il pleut, carambolage, la rocade (indice ! )est bouchée...vite, vite, just on time...et j'enchaîne, heures après heures (8 d'affilées le jeudi et le vendredi) et vite un café, deux cafés, trois cafés QUOI JE SUIS NERVEUSE, ahem...
Et je rentres, bonjour tous le monde, ah qu'est qu'on mange ? ben j'sais pas...des nouilles tiens...et il reste de la soupe...Non pas de la soupe!...Maman, tu me lis Calvin et Hobbes, Maman lir listouar, Maman tu restes sous mon lit, ma chérie tu me suces,Maman tu sais quoi aujourd'hui j'ai eu 18 sur 20, Maman susu doudou... Et puis il fait pas très chaud, il y a du feu dans la cheminée, il y a un petit déca servi par MMM, il y a que je suis sous le lit, que les miens sont chacun dans leur lit (bon sauf MMM), il y a le doux ronron du quotidien, un peu abrutissant parfois, assez réconfortant tout de même. Il y a que c'est vendredi soir, que demain c'est le week-end, un peu de répit avant de se remettre la tête dans le guidon...
Il y a la vie.

vendredi 1 février 2013

A deux sur la balançoire...

Je ne sais plus de quand date mon dernier message, je ne sais plus ce que j'y racontais. Il y a eu une ellipse espace-temps dans ma semaine. Bon en fait c'est juste que j'ai eu un bug comme ils disent les English. C'est-à-dire que mardi dernier, je sortais d'un petit café de chez ma copine et que BAM d'un coup, fièvre à 40° (bon ok 39°) et grosse fatigue à ne pas tenir debout. J'ai passé la journée de mercredi au lit avec les visites alternées des enfants qui sont semi-inquiets mais surtout qui ne trouvent pas le scotch ou le jogging pour aller au sport ou doudouetsusu...Mais bon jeudi, je me suis traînée au boulot et finalement ça va. Jeudi matin, je quitte mon MMM en pleine forme et voilatipa que jeudi soir BAM 40° de fièvre (ou presque,monsieur ne prend pas sa température, monsieur n'est jamais malade...huhuhu) et grosse fatigue voilà mon MMM au lit! J'espère que Nber 1 & 2 & 3 ne suivront pas leurs faibles parents qui vivent d'amour et de virus partagés...
Sinon, une petite bouffée de bisounours...en rentrant du boulot ce soir, il faisait super bon (17° en vrai !) alors direction le jardin pas trop mouillé, un petit coup de balançoire pour ma petite Hello Kitty. Elle me demande d'en faire sur la balançoire à côté d'elle. Je m’assoies, je me balance en parallèle, elle me tend la main et me dit "la main maman monnamour". On se balance ensemble main dans la main. BAM, le bonheur !

lundi 28 janvier 2013

Les chroniques d'en dessous...

J'ai encore du mal à me débarrasser de mes visions d'horreurs (voir dernier post) mais je me raccroche à ce que j'ai de plus précieux : my own family : MMM, Number ouane, Number tou, Hello Kitty mon Namour.
Number tou était en classe verte (ça tombe bien, c'est sa couleur préférée). Number tou malgré son tempérament parfois difficile aime la douceur. Alors pendant son absence j'ai upgradé sa chambre en mode douceur. Il voulait une moquette, moi je n'y tenais pas because acariens et autres joyeusetés. J'ai opté pour un grand tapis tout doux de chez Alinéa (pas de pub), vert bien sûr ! Le tapis, je peux le laver et le mettre à la fenêtre au moins. Un dessus de lit tout doux pour le canapé de dessous le lit (de là où je vous écris) blanc comme la neige avec un coussin vert (attention tous avec moi :) TOUT DOUX.
Et un poster géant représentant une forêt sur un pan de mur; le rendu est plutôt sympa... Number tou n'est pas monté tout de suite dans sa chambre à son retours car mon cher MMM a tout fait pour qu'il reste en bas afin que je puisse voir sa réaction dès le retour de mon travail. Et bien c'était chouette ! Number tou s'est roulé par terre sur la moquette (pas en mode crise cette fois) en disant merci merci et en souriant vraiment. Je lui ai dit des mots DOUX, qu'il m'avait manqué cet animal ! et que j'étais biens contente qu'il soit là de nouveau avec nous.
Tous le week-end, j'ai essayé de prêter encore plus attention à chacun de mes enfants, à ce qu'ils ressentaient (faut-il préciser que je lis un livre sur l'écoute active...) et c'était chouette. J'avais la rare (très rare) impression de ne pas être une mère si mauvaise finalement. J'avais le sentiment fugace de pouvoir pour une fois apprécier le chemin du quotidien (bon sauf plier la tonne de linge samedi que je n'avais pas eu le temps de faire dans la semaine, faut pas pousser mémé non plus...).
Allez vous allez vous habituer, ce sont les montagnes russes de l'émotion chez moi, un coup ça va, un coup ça va pas. La bipolarité, vous allez me dire...Même pas me dit ma psy...Depuis j'ai lu un autre livre sur les adultes surdoués et il y a plusieurs critères qui correspondent ("trop intelligent pour être heureux", le livre qu'il s'appelle). Mais je ne vais pas commencer à faire ma prétentieuse ici...En plus je ne sais même pas si je suis zébrée comme ils disent. Mes enfants le sont (et ont été testés). Toujours est-il que je me suis toujours sentie différente et incomprise (et moins que rien) et qu'aujourd'hui je souffre souvent de ma sensibilité, mon intense empathie et mon intuition qui me pousse à comprendre les autres même quand je suis en désaccord. C'est à la fois une qualité et presque un " handicap" je dirais. Une qualité car je me trompe rarement sur les sentiments de mes élèves. Je vois ce qui se cache derrière une insolence (une mauvaise journée, une colère qu'on veut faire payer à quelqu'un, un désespoir de se sentir largué...)du coup ça ne dégénère pas. J'essaye d'avoir toujours une attention, un petit mot ou geste pour chacun d'entre eux, leur faire passer le message qu'ils sont tous importants. Ça fait ultra-démago à me relire mais c'est ainsi. J'ai détesté certains profs méprisants qui abusaient de leur position, j'ai adoré ceux qui tiraient les élèves vers le haut et qui nous aimaient et respectaient VRAIMENT. C'est aussi pour ça que je sais que je ne pourrais pas faire prof toute ma vie, c'est usant, ça me demande beaucoup beaucoup d'énergie. Et puis le "handicap", c'est d'être à la merci des émotions des autres, ma mère notamment, mes amis... Je ne veux pas déplaire et je ne veux pas blesser les autres. Par rapport à ma mère c'est savoir dire non ou ne pas accepter les tabous qu'elle impose (j'y arrive pas...), pas rapport à mes amis, c'est ne pas être maladroite ou m'être mal exprimée ou m'imposer ou autre...Bon allez je m'arrête là sinon je vais vous devoir 43euro70....
Guess what, je vous souhaite une DOUCE nuit.

vendredi 25 janvier 2013

surtout ne pas lire...

surtout ne pas écouter la radio, ne pas lire les journaux, ne pas regarder la télé...
Hier matin, 7h59, je suis dans ma voiture pour partir au travail. Ding, dong, il est 8h00; bonjour c'est les infos sur Europe...Florence Cassez est libérée. Je ne sais pas si elle est innocente ou pas mais je pense qu'elle a du vivre un cauchemar. Je pleure. Ne pleure pas andouille, tu vas au travail, ton rimmel va couler. Ce soir, je ne me sens pas bien, je vais au lit en rentrant du travail. MMM gère tout. Un mal de crâne qui me fige mais je m'ennuie un peu dans mon lit. J'attrape mon ordi, hop, hop, mes mails, mes blogs et les actualités; le procès des "parents" de Tiphaine. Ne lis pas, ne lis pas, trop tard ce que je lis me glace le sang. Je sens comme un fluide glacial qui coule dans toutes mes veines, dans tous mon corps. Comment peut-on faire ça à un enfant, à son enfant ? Comment peut-on frapper à mort sans avoir la moindre pitié d'un petit bout de 5 ans ? Je ne comprends pas la nature humaine. Alors, j'essaie de me raccrocher à tous le reste, ma petite qui sourit et chante et la plupart des enfants qui ont une vie normale... Pauvre Tiphaine, je prie pour toi et pour tous ces enfants maltraités et abusés. Ne plus lire les infos, ne plus regarder le journal, ne plus, ne plus, ne plus...